1997-2002, un quinquennat décisif
Christian Casenave — Val-de-Marne
"La politique précède l'économie", "la culture est l'âme de la démocratie" : Lionel Jospin avait un rare sens de la hiérarchie des valeurs. Deux millions de créations nettes d'emplois en cinq ans : la réforme des 35 heures, dès le début du quinquennat, signifiait clairement que le travail n'était pas la seule source de création de valeur, de sorte que les la vie spirituelle, la vie citoyenne, la vie familiale, la vie scolaires avaient aussi besoin d'espaces et de temps convenablement dimensionnés dans une société équilibrée et prospère. En même temps, la Chine s'éveillait, la globalisation faisait irruption : le syndicalisme patronal, hors sol, protesta naïvement : il fut désavoué par sa base, le CNPF fut balayé et remplacé par le MEDEF.
L'amitié constante de Lionel Jospin et de Tony Blair témoigna d'une rupture complète et urgente avec la confrontation archaïque et tragique entre les sphères d'influence française et britannique, jusqu'au milieu des années 1990, en Afrique notamment. La fin du quinquennat fut plus difficile, l'attentat du 11 septembre inaugurant une période plus sombre : les relations entre civilisations allaient devoir être transformées en profondeur, en France, en Occident et dans le Monde, sur le temps long, dans un environnement où le dialogue oecuménique et multilatéral n'est pas une option.
Continuer l'histoire. Condoléances attristées à la famille d'un homme d'État engagé