Quand nous nous accordions au pluriel

Quand nous nous accordions au pluriel

Cédric Givaudan — FFE

La disparition de Lionel Jospin nous oblige. Elle nous rappelle ce que la gauche peut être quand elle assume sa force collective : une gauche plurielle, rassemblée, capable de gouverner et de transformer concrètement la vie. Riche de ses différences et de ses désaccords. Lionel Jospin était la preuve qu’une alliance des forces progressistes — socialistes, écologistes, communistes — peut arracher des conquêtes majeures : emplois, droits nouveaux, dignité retrouvée pour des millions de citoyens. Une gauche qui ne renonce pas, qui agit. Une gauche qui ne rejette ni ses forces les plus sociales-démocrates, ni ses forces les plus révolutionnaires. Aujourd’hui, alors que les fractures s’élargissent et que l’extrême droite prospère sur les renoncements, son héritage nous fixe une ligne claire : unir la gauche, sans effacer ses différences, pour redevenir une force utile au peuple. À nous de reprendre le flambeau. À nous de reconstruire une gauche plurielle, combative et majoritaire. Parce que nous lui devons ça.